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une apparition dans le paysage de la région Nord et de
Busigny en trois volets :
La Création des Réseaux du Nord.
Les dates de mises en exploitation.
Les chiffres de l'Exploitation.
La Création des Réseaux du Nord.
En 1837, le gouvernement a soumis au pouvoir législatif un projet de loi
ayant pour objet l’exécution par l’industrie privée du chemin de fer de
Paris en Belgique. Les différences d’opinion qui se manifestèrent sur le
système général de l’exécution des chemins de fer firent abandonner ce
projet et l’année suivante les chambres furent saisies d’un projet
nouveau. Cette fois c’était l’Etat qui devait construire les chemins de
fer. Sur les conclusions du rapporteur de la commission, Fr Arago, la
chambre des députés rejeta ce second projet. Toutefois la ligne de Lille à
Dunkerque fut cédée à une compagnie qui crut, l’année suivante, devoir
renoncer à sa concession .Enfin le chemin de Lille et de Valenciennes à la
frontière de la Belgique se trouva compris parmi les chemins pour
l’exécution desquels la loi du 15 juillet 1840 avait affecté une somme de
24 millions.
La loi de 1842 classa au premier rang la ligne de Paris à la frontière
belge par Lille et Valenciennes et au second les lignes aboutissant aux
ports français de la Manche pour communiquer avec l’Angleterre.
La loi du 26 juillet 1844 détermina le tracé de la ligne du Nord, en y
réunissant trois lignes secondaires dont deux, annexes et dépendantes de
la ligne principale, s’en détachaient à Lille pour aller vers calais et
Dunkerque, tandis que la troisième, concédée à une compagnie indépendante
devait partir d’Amiens pour aboutir à Boulogne. Cette troisième section
fut adjugée le 9 octobre 1844 pour 99 ans.
Cette dernière combinaison devait entrainer des inconvénients sérieux. En
constituant, en effet le chemin de fer d’Amiens à Boulogne comme chemin
indépendant on lui avait donné pour tête de ligne un chemin qui par deux
embranchements devait lui faire une concurrence redoutable et profiter
pour servir cette concurrence de la possession du tronc commun. Les
embarras qui résultèrent de cette situation ont amené à la fusion de ces
lignes en un même réseau.
En vertu d’une loi rendue le 15 juillet 1845, le chemin de fer du Nord
avec les embranchements sur calais et Dunkerque et deux nouvelles lignes
accessoires de Creil à Saint Quentin et de Fampoux à Hazebrouck fut
concédé à une compagnie composée de MM Rothschild frères, Hottinguer et
compagnie, Laffitte, Blount et compagnie le 9 septembre 1845. Cette
compagnie était tenue de rembourser les dépenses faites par l’Etat, qui
exploitait la section de valenciennes à Lille, de poser la voie sur les
parties exécutées par l’Etat et d’exécuter les travaux sur tout le reste
du parcours. La concession était de 38 ans pour toute la ligne saut pour
la section de Creil à Saint Quentin, concédée pour 25 ans et 335 jours.
Le 20 juin 1846 eut lieu l’inauguration de la ligne du Nord, qui mettait
en communication Paris avec Bruxelles et qui ouvraient de nombreux
débouchés à des sites houillers et à des centres d’industrie métallurgique
dont la prospérité n’était pas sans importance pour l’exécution des autres
lignes de chemin de fer. Les embranchements de Calais, Boulogne et Saint
Quentin ne furent livrés à la circulation dans la totalité du parcours
qu’en 1850. La ligne d’Amiens à Boulogne avait été ouverte jusqu’à
Abbeville, puis jusqu’à Neufchâtel, en 1847, et jusqu’à Boulogne en 1848.
Enfin un décret du 19 février 1852 constitua le groupe du Nord qui, outre
les lignes ci-dessus, devint encore propriétaire des lignes d’Amiens à
Boulogne et obtint les lignes nouvelles de Saint Quentin à la frontière
belge par Maubeuge, du Cateau à Somain, de la Fère à Reims par Laon, de
Noyelles à Saint Valery sur Somme.
En 1853, ce groupe s’augmente encore d’une ligne directe entre Saint Denis
et Creil et en 1855 de la ligne de Creil à Beauvais échangée avec la
compagnie des Ardennes contre celles de Reims à Laon.
En 1858, le réseau du groupe du nord se composait donc comme suit :
|
SECTION de LIGNE |
LONGUEUR |
|
De Paris à la frontière belge avec embranchement sur Calais et
Dunkerque |
482 km |
|
De Creil à Saint Quentin et Erquelines avec embranchement de Tergnier
à Laon |
217 km |
|
D’Amiens à Boulogne |
124 km |
|
De Creil à Beauvais |
37 km |
|
De Paris à Creil |
51 km |
|
De Noyelles à Saint Valery |
6 km |
|
De Busigny à Somain |
49 km |
|
De Villers-Cotterets à Port-aux-Perches |
5 km |
|
De Paris à Soissons |
102 km |
|
De Boulogne à Calais avec embranchement sur Marquise |
43 km |
|
De Rouen à Amiens et d’Amiens avec embranchement sur la ligne de Creil
à Saint Quentin |
191 km |
|
Des houillères du Pas de Calais |
84 km |
|
De chantilly à Senlis |
9 km |
|
De Pontoise vers la ligne de la Belgique |
3 km |
|
D’Ermont à Argenteuil |
5 km |
|
TOTAL |
1408 km |
Le développement du réseau à cette date prévoyait la négociation d’autres
concessions et en particulier :
-
De Soissons à la frontière belge par Laon, Vervins et
Hirson
-
De la ligne de Saint Quentin à Erquelines en un point à
déterminer entre Busigny et Landrecies pour aboutir en un point à
déterminer de la ligne précédente.
Cette concession sera la future ligne d’Hirson à Busigny qui sera
mise en service en 1885.
En 1875 le réseau ferré proche de Busigny était le suivant, les mêmes
liaisons restent possibles.

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