La Voix de Busigny

Combattant et Prisonnier en 1939.
   
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Du 10 mai 1940 au 17 juin 1940, l'armée française est mise en déroute par l'armée allemande dans une suite de combats qui se sont déroulés à la suite de l'invasions de la Belgique.

De nombreux soldats se sont trouvés plongés dans ces batailles où, bien que vaincue, l'Armée française n'a pas démérité. Ce sont le plus souvent l'aveuglement et l'incompréhension de ses chefs qui l'ont conduite à la catastrophe. D'autres chefs viendront ensuite qui redoreront le blason de cette armée mise au pilori de l'Histoire par le jugement rapide d'une société qui ne croit qu'aux vainqueurs.
La jeunesse de Busigny est emportée parmi les combattants de 1940. Certain ne reviendront jamais, d'autres seront capturés après les combats et ne reviendront qu'à la fin de la guerre, en mai 1945.

 Peu d'entre aux on fait le récit de cette période douloureuse ou l'ont consignée dans des documents qui subsistent après leur disparation. Ces témoignages permettent plus que le souvenir : ils permettent la compréhension d'une Histoire qui s'éloigne, de la douleur d'une jeunesse qui ne l'attendait pas et de celle de familles qui ne la voulaient pas...

Jean Lepreux, habitant Busigny, disparu en 1969, était un de ces combattants. Prisonnier dès juin 1940 il n'est revenu que le 16 mai 1945 au terme d'une captivité de cinq longues années. L'un de ses amis de captivité, M Jean Ladouce a fait le récit de sa guerre et de la vie qu'ils ont tous deux connus en Allemagne dans les camps de prisonniers : les stalags.

75 ans près la libération des camps de prisonniers nous avons souvent oublié la dureté de cette période noire et si de vagues expositions reflètent ça et là une nostalgie guerrière, elles peinent souvent à traduire la douleur, l'humiliation et le mépris de l'humanité venus de ces heures noires.

Les grandes douleurs sont souvent muettes, ceux qui les portent n'en ont pas souvent parlées et les ont laissées dans un coin de leur mémoire pour les éteindre à jamais....

Grâce à la famille de M Jean Lepreux j'ai pu lire  le témoignage d'un combattant et comprendre une réalité masquée, presque oubliée. J'ai bien connu Jean quand j'étais jeune, je ne l'ai jamais entendu évoquer ces heures sombres qu'il vivait sans doute encore...

Pour lui, pour sa famille et pour tous ceux qui ont partagé son sort il m'est apparu évident que le témoignage de son ami devait être connu et partagé. Je l'ai à mon tour retranscrit, sans en changer les mots dans les quelques pages dont je vous propose la lecture. Je n'ai fait que le remettre en forme, l'illustrer par des photos de l'époque et y glisser quelques commentaires pour une meilleure compréhension de la vie d'alors...

Je vous invite à découvrir ce témoignage dans les pages qui suivent, plus qu'à la mémoire il fait appel au cœur.......



Le Récit d'un combattant de 1940, combat et captivité.

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